Le tigre s'empare des hauts pics népalais

Le tigre s'empare des hauts pics népalais

01 mai 2020

L'ONG internationale WWF a photographié un tigre dans la chaîne de montagnes du Mahâbârat, dans le centre du Népal. Cette découverte permet aujourd'hui à l'association d'affirmer que le tigre, animal mythique en danger extrême d'extinction, peut trouver son habitat naturel dans des territoires de haute montagne.

En l'espace de 100 ans, la population de tigres à l'état sauvage dans le monde a diminué de 95%. Il ne restait en 2010 que 3200 individus répartis dans plusieurs pays d'Asie, comme l'Inde, la Chine, le Cambodge, ou encore le Népal. L'ONG environnementale WWF explique cette descente aux enfers par le fait que le tigre est, depuis 100 ans, l'une des espèces les plus braconnées sur Terre de par son charisme et ce qu'elle représente dans l'imaginaire collectif. Si la chasse du tigre est aujourd'hui interdite, elle continue d'animer le trafic international où des mafias s'arrachent la bête pour afficher symboliquement leur puissance ou vendre ses organes pour des pratiques de médecines traditionnelles ou à des décorateurs.

  Le tigre s'empare des hauts pics népalais  

De plus, l'habitat naturel du tigre subit d'énormes modifications depuis plusieurs années ce qui renforce encore plus la menace à son encontre. La surface de son habitat naturel se réduit et s'enclave drastiquement quand le nombre d'individus de l'espèce tombe en flèche. Les animaux ne se croisent plus, cela pose un gros problème de reproduction même si le tigre n'a par ailleurs aucun soucis de ce côté là si toutes les conditions sont réunis.

"Tiger x2"

L'ONG WWF a lancé en 2010 un plan d'action qui a pour objectif de doubler la population de tigres dans le monde, estimée à 3200 à cette époque. Les chercheurs, et activistes, veulent atteindre une population de 6000 individus en 2022.

Pour ce faire, ils ont installé dans tous les pays d'habitat du tigre, des systèmes de pièges photographiques fonctionnant à infrarouge pour pister l'évolution de l'espèce dans son milieu naturel. Le résultat est saisissant puisque près de 500 tigres sauvages ont pu être photographiés depuis la mise en place de ce système soit 15% d'une population estimée aujourd'hui à 3890 individus. Une statistique qui paraît basse car beaucoup de régions demeurent cependant inexplorées et certains pays n'actualisent pas régulièrement leurs chiffres.

Une découverte rassurante

L'habitat naturel du tigre s'est historiquement cantonné aux plaines et forêts de basse altitude. WWF a cependant longuement recherché pour trouver des traces de l'animal en Inde et au Népal, respectivement dans les forêts de Boom et vers la chaîne Churia. L'intuition des chercheurs les a poussés à monter leurs caméras infrarouges plus en altitude pour observer si le tigre y avait trouvé chaussure à son pied. Ils ont, pendant un mois, quadrillé une zone de 130 km carrés dans la chaîne de montagnes du Mahâbârat au Népal installant leurs pièges photographiques entre 1600 et 2500 mètres d'altitude. Ils ont tapé dans le mille. Un tigre a bien été photographié dans cet habitant de haute montagne à 2500 m.

  Le tigre s'empare des hauts pics népalais  

Cette découverte extraordinaire ouvre grandement le champ d'étude, toujours dans ce projet de repeupler les habitats naturels de tigres. Premièrement, WWF peut ajourd'hui affirmer, que ceux-ci peuvent se trouver en haute montagne, ce qui n'avait encore jamais été prouvé. La zone paraît de ce fait adaptée aux besoins naturels de l'animal qui sont de se nourrir et de se reproduire.

L'adaptation est aussi grandement confirmée du côté du tigre. Cette photo permet aujourd'hui de démontrer que le fauve a pu trouver de lui-même un nouvel habitat dans des conditions totalement différentes de celles qu'il connaissait jusqu'à présent.

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