Le temple de Jokhang

Le temple de Jokhang

Le temple de Jokhang

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Premier temple bouddhiste du Tibet et cœur spirituel de Lhasa, le Jokhang abrite la statue vénérée du Jowo Shakyamuni et figure au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le temple de Jokhang, aussi appelé Tsuklakang, est le premier temple bouddhiste construit au Tibet et le cœur spirituel de Lhasa. Lieu de pèlerinage depuis des siècles, il occupe une place centrale dans la dévotion tibétaine et concentre, sur quelques milliers de mètres carrés, plus de treize siècles d'histoire religieuse.

Pourquoi visiter le temple de Jokhang

Le Jokhang n'est pas seulement un monument : c'est un sanctuaire vivant. Chaque jour, des pèlerins venus de tout le plateau tibétain effectuent la kora autour du temple, certains en se prosternant tous les trois pas. Cette ferveur quotidienne fait du site une expérience à part, très différente d'une simple visite muséale.

Le temple abrite la statue la plus vénérée du bouddhisme tibétain, le Jowo Shakyamuni, représentant le Bouddha à l'âge de douze ans. Son architecture mêle influences indienne, népalaise, tibétaine et chinoise des Tang, témoignage rare des échanges culturels au cœur de l'Himalaya.

Depuis 2000, le Jokhang est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'« ensemble historique du palais du Potala », aux côtés du palais du Potala et du parc du Norbulingka.

Histoire du temple de Jokhang

La fondation du Jokhang remonte au VIIᵉ siècle, sous le règne du roi Songtsen Gampo, considéré comme le premier souverain unificateur du Tibet. Selon la tradition, le temple aurait été édifié vers 642 pour abriter une statue du Bouddha apportée par l'une de ses épouses, la princesse népalaise Bhrikuti. Une seconde statue, le Jowo Shakyamuni offert par sa femme chinoise la princesse Wencheng, y fut transférée plus tard et y demeure aujourd'hui.

Le bâtiment a été agrandi à plusieurs reprises au fil des siècles, notamment sous les Ve et VIIe Dalaï-lamas. Il a traversé des périodes troublées, dont la Révolution culturelle, qui a entraîné de lourds dégâts avant de longues campagnes de restauration menées à partir des années 1980.

Le nom même de Lhasa, qui signifie « lieu des dieux », serait dérivé de la présence du Jokhang : la ville s'est progressivement développée autour du temple, et non l'inverse.

Que voir au temple de Jokhang

Le Barkhor et la kora

Avant même d'entrer, le circuit du Barkhor entoure le temple sur environ un kilomètre. C'est l'un des trois grands chemins de circumambulation de Lhasa, fréquenté du matin au soir par les pèlerins. Les ruelles attenantes concentrent boutiques d'artisanat, étals d'objets rituels et maisons traditionnelles.

La salle principale et le Jowo Shakyamuni

Au cœur du temple, la salle centrale (Jokhang Lhakhang) abrite la statue du Jowo Shakyamuni, recouverte d'or et de pierres précieuses offertes par les fidèles. C'est l'objet de dévotion le plus important du bouddhisme tibétain : pour beaucoup de pèlerins, atteindre cette statue est l'aboutissement d'une vie de pratique.

Les chapelles latérales

Le rez-de-chaussée et les étages comptent une série de chapelles dédiées à différentes divinités, à Songtsen Gampo et à ses deux épouses, ainsi qu'aux protecteurs du Dharma. Les peintures murales, dont certaines remontent à plusieurs siècles, méritent une attention particulière.

Les toits dorés

La terrasse offre une vue dégagée sur les toits dorés du temple, le Barkhor en contrebas et le palais du Potala au loin. C'est l'un des points de vue les plus photographiés de Lhasa, particulièrement en fin d'après-midi.

Informations pratiques

  • Durée de visite : comptez 1h30 à 2h30 pour le temple, davantage si vous prenez le temps de faire la kora et de flâner dans le Barkhor.
  • Tarif : droit d'entrée modéré, gratuit pour les pèlerins tibétains qui constituent l'essentiel de la fréquentation matinale.
  • Tenue : épaules et jambes couvertes, retrait des chapeaux à l'intérieur. Photographies généralement interdites dans les chapelles.
  • Permis : l'accès au Tibet exige un permis spécial (Tibet Travel Permit) en plus du visa chinois, à organiser via une agence.
  • Altitude : Lhasa culmine à 3 650 m. Prévoyez deux à trois jours d'acclimatation avant toute visite intensive.

Quand visiter le Jokhang

Le temple se visite toute l'année, mais les conditions varient. D'avril à juin et de septembre à octobre, le climat est plus clément et les vues sur l'Himalaya souvent dégagées. La mousson de juillet-août apporte des pluies modérées à Lhasa, qui reste relativement sèche par rapport au Népal.

Pour observer la ferveur des pèlerins dans les meilleures conditions, arrivez à l'ouverture en matinée. Les fêtes religieuses tibétaines, notamment le Losar (Nouvel An, février-mars) et le Saga Dawa (mai-juin), donnent lieu à des affluences spectaculaires autour du Barkhor.

Comment se rendre au Jokhang

Le temple se situe en plein centre historique de Lhasa, dans le quartier du Barkhor. Depuis la plupart des hôtels du vieux Lhasa, il est accessible à pied en 10 à 20 minutes. Depuis les quartiers chinois plus à l'ouest, taxis et bus locaux desservent les abords du Barkhor, l'accès aux dernières centaines de mètres se faisant à pied car la zone est piétonne.

Lhasa est reliée au reste de la Chine par avion (aéroport de Lhasa-Gonggar, à environ 60 km) et par la ligne ferroviaire de haute altitude depuis Xining, Pékin ou Chengdu.

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Questions fréquentes

Oui. L'accès au Tibet, et donc au Jokhang, nécessite un Tibet Travel Permit en plus du visa chinois. Ce permis ne peut être obtenu qu'en passant par une agence agréée, qui organise généralement le circuit complet sur place.

Comptez environ 1h30 à 2h30 pour le temple lui-même. En ajoutant la kora autour du Barkhor et une promenade dans les ruelles, prévoyez une demi-journée.

Les photographies sont généralement interdites dans les chapelles intérieures, en particulier devant le Jowo Shakyamuni. Elles restent autorisées dans les cours et sur les terrasses, parfois moyennant un supplément.

Lhasa se situe à 3 650 m, ce qui peut provoquer un mal des montagnes léger. La visite du temple, peu exigeante physiquement, reste accessible si vous avez prévu deux à trois jours d'acclimatation à votre arrivée.

Le matin, à l'ouverture, pour observer la ferveur des pèlerins dans la salle principale. La fin d'après-midi est idéale pour la lumière sur les toits dorés depuis la terrasse.

Préparer votre voyage

Le Jokhang s'inscrit naturellement dans un itinéraire combinant Lhasa, le palais du Potala et les grands monastères de la région. Pour construire un parcours sur mesure au Tibet et dans l'Himalaya, consultez nos voyages au Népal et au Tibet.

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