Les forces armées népalaises

L’armée népalaise est divisée en 2 grandes branches : l’armée de terre et l’armée de l’air. Accusé pour sa violence et ses nombreuses violations des droits de l’homme pendant la révolution Maoïste au début du siècle, elle attire aujourd’hui de plus en plus de jeune pour sa stabilité et ses perspectives d’évolution.

 

Histoire

 

L’armée népalaise s’est réellement construite au cours du 18e siècle lors des nombreuses batailles pour l’unification du pays.

 

Les premières grandes batailles ont eu lieu au 19e siècle face à la Compagnie Britannique des indes orientales. D’abord en 1814. L’expansion britannique dans la région n’a pas laissé le choix d’une guerre entre les 2 belligérants. Supérieur en nombre (34000 contre 12000 soldats), la guerre se termine par une victoire britannique en 1816 et par le traité de Titalia. Par la signature du traité, le Népal perd près de la moitié de son territoire. La deuxième guerre s’est déroulée en Inde en 1857.

A cette époque, l’inde était sous domination de la Compagnie Britannique des Indes Orientales. Entreprise qui avait le monopole commercial sur tout l’océan Indien. Une partie de l’armée et des civils se sont rebellés pour protester contre ce monopole. La guerre qui a duré un peu plus d’un an s’est soldée par une victoire britannique aidée par l’armée royale népalaise. En aidant les britannique, les Népal était sûre d’entretenir des relations diplomatiques stables mais également de pouvoir piller les richesses de son voisin sur son passage.

La première guerre mondiale a été le théâtre de nombreuses victimes népalaises. Le Népal envoya près de 7500 soldats de l’armée royale en Inde. En plus de ces 7500, de nombreux népalais (+20.000) ont combattu sous la couronne britannique en intégrant les contingents Gurkhas, unités britanniques recrutées au Népal.

Après quelques interventions notamment en Afghanistan sous la direction des anglais, le Népal déclare officiellement en 1939 la guerre à l’Allemagne. Pendant la guerre la plupart des soldats de l’armée royale népalaise rejoignent le front Birman face aux troupes nippones.

D’autres conflits ont eu jusqu’à la fin du 20e siècle. Le dernier en date est l’insurrection maoïste entre 1996 et 2006. D’abord dans les campagnes, un mouvement maoïste se met doucement en place et conteste la monarchie. L’assassinat de la famille royale en 2001 pendant le diner par Officiellement le prince (qui se suicide directement après), laisse un seul et unique successeur : le frère du roi (qui était le seul absent au diner). L’assassinat, les conspirations de complots poussent le mouvement de contestation jusque dans les villes. Après 10 ans de guerre civile, plus de 10.000 morts, un accord est conclu. Le roi quitte le pouvoir, les maoïstes intègrent le gouvernement, et une république est formée.

 

Ses composantes

Le Népal dispose de plusieurs forces de sécurité :

L’armée de terre et l’armée de l’air

Pour sa défense, la nouvelle république a dépensé en 2017 près de 360 millions de $. Sans compter la police et la milice paramilitaire, le pays emploi 95.000 actifs et dispose de 60.000 réservistes.

La quasi-totalité de son équipement vient de l’étranger. D’abord l’inde qui lui fournit aussi bien des équipements logistiques que des munitions mais également d’autres grandes puissances comme les Etats Unis (qui lui a fourni 20.000 fusils M16) la Chine, et la Belgique. Le pays possède environ 140.000 fusils de combat. Egalement une flotte d’un peu moins de 200 véhicules de combats: . 40 Daimler Ferret britanniques, 37 Casspir MRAP sud-africains, 124 Aditya Indiens, 5 WZ551 Chinois et 8 OT64 tchécoslovaques.

L’armée de l’air emploi seulement 500 personnes. Elle dispose d’une petite trentaine de véhicules comme 2 MI-17 soviétiques ou encore 2 hélicoptères Hal Dhruv indiens.

 

Les forces de police armée (paramilitaire)

Elle compte 40.000 membres en 2015. Ces forces paramilitaires sont organisées sous forme de brigades de combat. Cette force existe depuis 2001 pour aider la police et l’armée régulière dans leur lutte face aux rebelles maoïstes.

La police

La police népalaise compte au total 67 416 membres, 2 344 bureaux permanents et 507 postes temporaires répartis dans tout le pays. Les policiers ne portent généralement aucune arme de poing. Pour certaine zone sensible, les policiers sont équipés de bâtons, de fusils à pompe ou encore de Galil Israélien.

 

Coopérations militaires

 

USA : Depuis septembre 2001, au nom de la lutte contre le terrorisme, le Népal entretien de bonnes relations diplomatiques avec les Etats Unis : des officiers népalais sont entraînés chaque année à l’US army war college en Pennsylvanie et au Command and General staff college au Kansas.

En mars 2017, le Népal les Etats Unis, et 28 autres pays lancent des exercices militaires communs (Shanti Prayas III) sur le territoire népalais

Inde : Depuis 2001, l’inde entretien d’excellentes relations avec le Népal. L’ancien Roi souhaitant une indépendance vis-à-vis de l’Inde, beaucoup de népalais estiment que les services secrets indiens sont responsables du massacre de la famille royale népalaise en 2001.

Chine : Avec l’immense projet de « la nouvelle route de la soie » lancé par les chinois, le Népal s’est lancé dans une opération de séduction pour pouvoir bénéficier des investissements chinois. Les deux nations signent plusieurs accords et en avril 2017 les premiers exercices militaires sino-népalais ont été organisés à Katmandou. C’est la preuve d’une nouvelle coopération, vue d’un mauvais œil par New Delhi.

 

Opérations à l’étranger

Mis à part les manœuvres militaires conjointes avec la Chine et l’Inde, le Népal a participé à de nombreuses missions sous la direction de l’ONU.

On peut citer les opérations sur le Golan pour veiller au respect du cesser le feu entre la Syrie et Israêl, les opérations de maintien de la paix à Haïti en 2017 avec l’envoie de 1243 policiers et militaires ou encore les opérations de surveillance à la frontière israélo-libanaise avec l’envoie de 850 soldats.

 

Aujourd’hui de nouvelles missions sont confiées à l’armée népalaise comme la lutte contre le braconnage, notamment dans le parc national de Chitwan.

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