La faune sauvage Népalaise

Des vestiges de civilisations raffinées, aux chaînes montagneuses caressants les cieux de leur neige éternelle, pendant longtemps voilà ce que cherchait les visiteurs au Népal. Il y a encore quelques années, le tarmac de l’aéroport de Katmandou recevait autant de vols commerciaux que de gros porteurs indiens ou Onusiens chargés d’aide humanitaire. Mais depuis une dizaine d’années, le pays souhaite développer un patrimoine au potentiel inexploité, sa faune sauvage.

Une multitude d’écosystème

Dans cette petite nation où les frontières sont délimitées par la topographie unique des hauts sommets de l’Himalaya, se cache l’une des plus grandes diversités fauniques d’Asie.

Le pays compte aujourd’hui une vingtaine d’aires protégées dont 3 réserves de faunes sauvages et 10 parcs nationaux. Cet ensemble recouvre 19% du territoire népalais, une goutte d’eau par rapport à son voisin bhoutanais où 60% de son territoire est protégé. Malgré tout, les études menées sur le territoire ont permis de recenser plus de 1300 espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles, soit 4% des espèces recensées sur terre sur un territoire qui ne couvre que 0.1% de la surface terrestre.

Cette biodiversité importante s’explique par la variété des écosystèmes : au sud, les plaines du Teraï où se mêlent savanes, prairies marécageuses et forêts tropicales, à l’est le Transhimalaya où s’étire une vaste région montagneuse au caractère désertique, au nord le grand Himalaya où de nombreux pics de plus de 5000 mètres d’altitude affrontent la puissance des jet-streams et enfin le centre appelé « Hills » qui accueille la vallée de Katmandou et les zones propices aux activités humaines.

Un face à face avec la vie sauvage du Népal


Pour les aventuriers, rendez-vous au parc national de Chitawan dans le sud du pays. Situé au cœur d’une forêt luxuriante, les expéditions vous emmèneront sur les traces du tigre du Bengale. Toujours aussi rare, vous ferez sans doute face à des rhinocéros unicornes et croiserez peut-être le regard reptilien du gavial. Pour augmenter les chances d’apercevoir ces animaux, nous vous conseillons d’utiliser un guide local et d’éviter les célèbres excursions à dos d’éléphant.

Dans le Nord Est du pays, le parc national de Langtang défi les hauts sommets de l’Himalaya. Avec près de 18 écosystèmes, allant des neiges éternelles des hautes montagnes de l’Himalaya aux forêts tropicales, le parc accueille notamment le panda roux, les tahrs de l’Himalaya, ou encore la panthère des neiges.

Dans le nord-ouest, destination le parc national de Shey Phoksundo. Plus grand parc du pays, et à l’intérieur d’un paysage majoritairement montagneux, cohabitent de nombreux prédateurs comme l’ours noir asiatique, le léopard indien ou encore le loup gris.

Dans le centre, au cœur de la réserve de chasse de Dhorpatan, Il est possible d’apercevoir la célèbre panthère des neiges.

 

 

 

Une biodiversité menacée

Seul 25% du territoire est couvert de forêt. Son petit frère de l’Himalaya, le Bhoutan à une couverture forestière proche des 70%. La stabilité de ce dernier et la mise en place d’une constitution qui prend en compte les enjeux environnementaux ont permis la sauvegarde de nombreuses espèces endémiques de la région qui ont déjà disparu au Népal.

La déforestation au Népal entraine une augmentation des glissements de terrains, un phénomène accéléré de désertification et à une chute de la biodiversité. L’État mise sur des programmes de reboisement mais ces efforts restent insuffisants, car privilégiant le développement économique plutôt que le développement durable.

 


La chasse illégale est l’un des grands défis du Népal. Utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise comme aphrodisiaque, les différentes espèces de félin (panthère des neige, léopard indien, lynx de l’Himalaya…) sont toutes braconnées. Le Népal, salué par les experts et les écologistes, a mis en place des mesures de surveillance efficace pour la préservation de sa faune.

Les efforts les plus remarquables ont sauvé le rhinocéros unicorne ou seul 1 rhinocéros en 2 ans a été abattu illégalement.

La mauvaise gestion des déchets et des eaux usées affectent les cours d’eau. C’est donc la chaine alimentaire qui est touchée et donc directement les populations locales.

Enfin la croissance démographique népalaise pose des problèmes environnementaux majeurs : la fragmentation écologique liée à la réduction des habitats par l’étalement urbain anarchique et la construction des routes toujours plus nombreuses dispersent les populations d’une même espèce. On constate ainsi une chute de la diversité génétique.

L’avenir de la faune et la flore dépend des moyens mis en place par les autorités. Mais ce n’est pas seulement sa biodiversité qui est en jeu, c’est également son influence touristique et donc son PIB dont il est question.

 

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