Comment prévenir le mal des montagnes ?

 

Situé à environ 4000 mètres d’altitude, la région de l’Everest est la plus haute région du Népal. Et chaque année des milliers de voyageurs se lancent sur ses flancs pour dépasser leurs limites. L’un des principaux risques en montagne est le célèbre mal des montagnes…

 

Les problèmes de santé s’expliquent en général par une acclimatation inadéquate liée au manque d’oxygène en haute altitude et deviennent plus fréquents à partir de 2 500 mètres (même 2 000 mètres chez certaines personnes). Le mal de l’altitude englobe diverses infections dont :

Mal aigu des montagnes (MAM) – Cette infection est très commune chez les trekkeurs et les signes avant-coureur sont manifestés par un mal de crâne.

Oedème cérébral de haute altitude (OCHA) – Cette est une forme aggravée du MAM qui peut s’observer par des problèmes de coordination, des comportements incohérents, une fatigue extrême et la perte de conscience suite au gonflement du cerveau.

Oedème pulmonaire de haute altitude (OPHA) –  une accumulation de liquide dans les poumons sont responsables de l’infection. Les symptômes sont : une fréquence cardiaque plus rapide que la normale, une toux sèche à grasse, des sécrétions colorées allant du rosé au rouge sang et une détresse respiratoire. Cet Œdème est rare mais peut être mortel

Prudence

Votre ascension pour le base camp de l’Everest par exemple peu aggraver des maladies sous-adjacentes, ou même en dévoiler, particulièrement les maladies cardiaques et respiratoires.

Être en bonne santé  et s’entraîner avant le départ ne réduit pas les probabilités de développer le mal des montagnes. Cependant, le risque de développer la pathologie est plus importante dans certaines situations, elles incluent :

  • des antécédents de mal des montagnes lors de séjours antérieurs;
  • une pratique intense d’exercices ou de consommation d’alcool ou de somnifères avant l’acclimatation;
  • une ascension rapide.

Peu importe sa condition physique, il est conseillé de consulter un spécialiste avant le départ afin de discuter de son état de santé, des projets de voyage (altitude du séjour, destination), de la disponibilité des soins médicaux sur le parcours emprunté et les traitements à prescrire.

Mal aigu des montagnes (MAM)

Le MAM est la forme la plus commune du mal des montagnes, touchant environ 25 % des adultes au-dessus de 2 400 mètres et environ 40 à 50 % des personnes au dessus des 3 000 mètres. Les symptômes du MAM apparaissent de 6 à 24 heures après l’arrivée en haute altitude et durent de 2 à 5 jours après l’arrêt de l’ascension. Les symptômes du MAM incluent :

  • Maux de tête;
  • Nausées, parfois accompagnées de vomissements;
  • Perte d’appétit;
  • Essoufflement;
  • Fatigue généralisée;
  • Étourdissement;
  • Insomnie et autres troubles du sommeil.

Prévention

Pour prévenir les effets de l’altitude, les experts de la santé recommandent :

  • Éviter l’exercice intense et l’alcool pendant l’acclimatation
  • Passer 2-3 nuits entre 2 500 et 3 000 mètres avant de poursuivre l’ascension;
  • Au-dessus de 3 000 mètres, ne pas dépasser 500 mètres d’ascension par jour;
  • Au-dessus de 3 000 mètres, éviter certains médicaments comme les somnifères, les dolipranes.., les médicaments qui peuvent « masquer » le mal des montagnes
  • Prévoir une journée de repos, soit 2 nuits à la même altitude, tous les 3 à 4 jours;
  • Éviter le tabac.
  • Et surtout s’HYDRATER !

Il est particulièrement recommandé aux personnes qui ont déjà souffert du mal des montagnes par le passé ou qui prévoient une montée rapide en altitude, de prendre un médicament pour prévenir le MAM.

Si vous êtes à l’étranger, prévoir également une assurance complémentaire ou se renseigner sur les modalités de couverture santé de votre carte bancaire. Si vous possédez une carte VISA PREMIER par exemple, ce n’est pas nécessaire de souscrire une assurance voyage supplémentaire. Vérifiez bien aussi si en cas de problème en altitude, votre assurance couvre les frais d’un rapatriement en hélicoptère.

Traitement

Dès l’apparition des premiers symptômes, il faut stopper l’ascension. Ignorer ces premiers symptômes provoquerait potentiellement de graves complications, telles qu’une détérioration du système neurologique ou une défaillance du système respiratoire. Il faut prévoir un repos et une acclimatation à la même altitude; l’acclimatation peut prendre de 12 heures à 4 jours. Si les symptômes persistent ou évoluent, il faut redescendre rapidement à une altitude inférieure d’au moins 500 mètres de celle à laquelle les symptômes se sont manifestés. La consultation rapide d’un médecin est requise si les symptômes s’aggravent ou ne disparaissent pas.

Certains symptômes peuvent ressembler au MAM, mais être en fait le résultat de l’exercice intense, du stress de l’ascension, de la déshydratation, etc.

Si des symptômes semblables à ceux de l’oedème cérébral ou pulmonaire de haute altitude cités précédemment se manifestent, il est important de redescendre immédiatement de 500 mètres ou plus et de consulter un médecin. Retarder la descente augmente le risque de complications potentiellement mortelles.

Avant votre départ, consultez un médecin, un produit d’ordonnance qui prévient et accélère le processus d’acclimatation pourrait vous être prescrit. En général le Diamox, le plus connu des médicaments est l’un des plus efficaces.

 

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